dimanche, 27 avril 2008

La Loi : Garante des libertés, reine de l’oppression


Bonjour chers lecteurs,


1661935850.jpgEn ce dimanche, suite à l’interview que le président de la République a donné jeudi dernier, la décision fut prise de parler plus ouvertement. Permettez d’abord une introduction au propos intitulé « la Loi : garante des libertés, reine de l’oppression ». La situation en France est catastrophique. Evidemment je ne parle pas des divers soucis que vous rencontrez (et que je rencontre également) au quotidien.  Il est en fait question de la situation politique, dans le sens de la « gouvernance » que nous acceptons et élisons.  Par la personne de Nicolas Sarkozy, l’exécutif qui possède un pouvoir immense en France, s’est présenté sous un jour nouveau : des erreurs furent acceptée, mais la plus grande d’entre elle, et malheureusement cela tombe sur M. Sarkozy, est d’admettre l’impossibilité qu’a un élu d’assurer un avenir à un peuple en ce monde.  Il n’est pas question d’idéologie, ni de conviction, ces choses sont vouées à trouver le sommeil pendant quelques temps. Il est question d’actions pragmatiques et stratégiques. Et ces actions ne peuvent être le fait que de tout homme et femme vivant sur le territoire et voulant être reconnu comme citoyen. L’heure est à l’action commune, indépendante de toute gouvernance centralisée. Et c’est le plus important à comprendre.


1342187143.jpgLe fondement de notre Etat est le Droit. La Loi ! Nous avons fait le choix, il y a quelques siècles, d’écrire cette loi, afin que tous puissent en avoir conscience. Plutôt que de nous laisser porter par l’héritage de notre civilisation, c’est à un manuel que nous avons accordé notre confiance. Un code juridique est simplement un manuel du « bon citoyen ». La production normative, fruit du parlement, n’a cessé de s’accroitre à mesure que le temps s’écoulait et que l’Histoire de la République s’écrivait dans le livre du Temps. La conviction, qui dominait jusqu’à présent les actes, était de bonne volonté, elle défendait l’idée que la Loi était garante des libertés. S’appuyant sur un passé monarchique que l’on présentait comme étant une forme d’autoritarisme avant l’heure. Mais l’autoritarisme nous  rattrape : le réel pouvoir autoritaire a choisi pour Maison l’entité législative.  Il y a de cela trois cents ans, la Loi ne pouvait entrée dans les foyers et laissait les hommes et les femmes maitres uniques de leur destin. La Loi n’avait vocation qu’à pacifier l’existence d’une immense société. Cette réalité, que l’on n’évoque que rarement était le fait de ce qui s’appelait alors « les Lois fondamentales du Royaume ». Un Droit coutumier dans le domaine du privé, un Droit déterminé par un exécutif pour tout ce qui concernait le Commerce, le Criminel, le Civil. Ces notions juridiques qui se situaient à l’époque dans un cadre tout autre que celui que nous connaissons à l’heure actuelle. Le monde a-t-il gagné en complexité ? Je ne pense pas, mais sa complexité a changé, simplement. Puisqu’un Droit coutumier régissant la vie entre individu (équivalent du Droit Civil actuel) ne fut jamais réellement simple à comprendre, ni à cerner. Ce qui a changé, ce qui met aujourd’hui à mal notre Nation, c’est que notre Droit s’est voulu écrit. C'est-à-dire : fixe, immobile. Un Droit coutumier évolue selon les mœurs, et les valeurs restent attachées au respect des anciens, des traditions. Même si, par-dessus ceux-ci, vient à se greffer de nouvelles pratiques, de nouveaux usages. Notre Droit a mal évolué, au lieu de garantir les libertés, il les a en fait défini et annulé.  Le Droit n’aurait jamais dû entrer dans le domaine privé, le Civil aurait du rester : interaction entre les membres d’une société. Mais soyons aussi tolérant, il faut d’abord essayer pour savoir que le choix n’est pas bon.


1853429334.jpgA l’heure actuelle, ce qui paralyse toute chose, toute action véritable, c’est la Loi. Elle impose le silence par le politiquement correct. Elle oppresse des gens qui, en agissant pour leur idée, agissent pour les autres (les entrepreneurs de TPE/PME, par exemple).  Elle ne protège pas, elle enferme.  Certes, par certains aspects, Elle garantie tout de même le respect de certaines valeurs. Mais cette garantie force en fait un homme à agir selon un « politiquement correct », plutôt que de le faire réfléchir sur la négativité de son comportement. La Tradition et le Droit coutumier forcent pacifiquement les individus à s'orienter en une direction. Et s’ils sont intelligents, par la suite, le pourquoi de la règle se révèle.  Nous avons voulu un Droit qui se devait de garantir à l’Homme ses libertés, ses responsabilités. Nous affirmons que ce Droit est individualiste et libéral. Ce Droit dont on parle n’accorde aucune confiance en l’Homme, même s’il affirme le contraire. C’est un peu le même piège psychologique qu’exerce l’idée socialiste sur les esprits. Le Droit se devrait de ne plus être ce qu’il est. Chaque région, chaque mentalité, chaque ville, chaque village possède sa façon de raisonner. Et c’est elle qui devrait être valorisée. L’interaction entre les citoyens pourrait être définie par une Loi, mais certainement pas contrôlée par elle. Se tourner vers la Loi, c’est perdre de sa dignité en fait. Une vieille philosophie chinoise considère qu’un homme qui a besoin de la Loi pour agir est un barbare. Parce que cette interaction entre les hommes ne ferait pas appelle à la bonne dignité, mais à la nécessité d’avoir un tiers pour se départager. Cela ne vous semble t il pas familier ? Il y a de cela quelques années, alors que vous n’étiez qu’enfant, et par quelques éléments du hasard vous cherchiez l’approbation d’un autre pour emporter légitimité de votre acte (qu’il soit bon ou mauvais) ? La Loi de nos jours, notre Loi, est une Loi "enfantine". Nous affichons notre absence de maturité par notre Loi. Alors que, fondamentalement, nous n’avons besoin de personne, de rien pour nous guider. La Vie possède en elle-même ses propres lois, pourquoi chercher à en créer de nouvelles si ce n’est pour se rassurer comme des enfants qui craignent les répercussions de leurs actes. Où est l'esprit de la République qui est tant aimée par les citoyens?


Maintenant je vous ile demande : la Loi est elle garante des libertés ou reine de l’oppression ?
Merci de votre attention.